Action parlante

Concept issu du livre de Paul-Claude Racamier “Cortège Conceptuel”, Ed. Apsygée, 1993.

“Action parlante : désigne une action concertée exercée envers un patient et porteuse par elle-même de sens ou de messages, voire d’interprétation implicite ; parle au sujet tout en parlant à ceux qui la mettent en œuvre ; constitue l’équivalent mis en acte d’une interprétation, qui se répète autant de fois que se reproduira l’action qui la porte.
Exemple : prescrire à un patient de verser une obole propitiatoire chaque fois qu’il se fait ou veut se faire plaisir.
L’action parlante n’est évidemment pas à confondre avec l’agir opaque, l’activisme, l’interprétation (qu’elle soit sauvage ou non) et la prescription de symptôme.
Notion présentée d’abord en 1979, reprise en 1990, approfondie en 1993.”

Œdipe inopérant

De constater et de dire que l’Œdipe est inopérant ne revient pas  considérer qu’il soit totalement absent ; s’il est estompé et lointain, s’il est lacunaire, ou si même il est enkysté et clivé du reste de la psyché, ce n’est pas pour autant qu’il soit nul, mais cela suffit pour le rendre inactif : or, cela seul nous importe de savoir qui gouverne. Si ce n’est pas l’Œdipe, la probabilité est grande de se trouver en régime incestuel.
[…] Notons encore que certes le registre œdipien est le plus important pour la vie psychique, mais, s’il est mis face à face à l’incestuel, c’est celui-ci qui l’emporte de prime abord ; cette malheureuse observation est destinée à nous suivre dans nos évaluations économiques et dans nos efforts thérapeutiques… Continuer la lecture de « Œdipe inopérant »